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    March 06

    un ptit peu de colère...mais ca se voit presque pas...

    Les élections arrivent...

    Arrétons s’il vous plait un instant de parler de démocratie.

    De Liberté, Egalité, Fraternité la France à fait sa devise.

    Que reste t’il de la liberté quand on a pas le choix ? Que reste t’il de la liberté dans un lieu ou tout n’est qu’interdiction, défendu de…, interdit de…, ne pas…, limitation à…., défense de….

    Bien entendu nous ne sommes pas dans un pays au régime dictatorial, puisque nous n’avons pas de couvre feu, puisque la police ne fait pas descente musclée chez nous, puisque la milice ne nous tue pas sous prétexte d’être né de mauvaise origine. Bien entendu.

    L’égalité….les hommes naissent et demeure libre et égaux en justice comme en droit… article premier de la constitution des droits de l’homme…humm

    Vous, inconnus de tout bord, avez-vous déjà, même si peu, franchi la frontière de la loi en vous en sortant en tout impunité ?

    N’avez-vous jamais trouvé étrange qu’à délit égal et souvent supérieur, d’autres gens, parcequ’ils sont connus, célèbre, riche peut être, pourquoi pas influent, passent miraculeusement à travers les mailles bienveillantes pour une fois de la justice ? N’avez-vous jamais remarqué que pour le même type de personnes, on entend très souvent les accusations, les procès, les témoins, les victimes mais que jamais ou presque on entend le verdict. Qu’on arrête de parler d’égalité, qu’on arrête de parler de justice impartiale, c’est une utopie dont reste peut-être convaincus les plus candides d’entre nous, mais qui n’est que pure légende. Les exemples pour qui veut fouiller sont nombreux. Un homme riche ou influent ou les deux sera condamné à un an de prison avec sursis là ou vous et moi moisirons cinq ans ou plus. Nous avons en ce moment en France surement deux ou trois histoires honteuses pour la justice, pour l’équité. Les institutions d’état s’auto défendent, s’auto protègent. Rien de sort. Que cela soit le milieu de l’enseignement, celui de la religion, le médical ou encore la justice elle-même, le quidam est prit pour un mouton sans cerveau à qui on donne un os à ronger en se disant qu’il la fermerait. Honteux la façon dont les politiques nous prennent pour des cons, honteux la façon dont tous les jours on nous ment. Honteux la façon dont est trafiqué la moindre petite info, honteux la manière dont on essaie de nous faire croire que nos vies sont importantes pour eux. Ridicule de penser que le moindre politique sortit de l’ENA puisse faire croire à un chômeur de longue durée, licencié parcequ’il était trop vieux ou que son entreprise est parti ailleurs, qu’il le comprend, qu’il sait ce qu’il traverse et qu’il va faire tout ce qui est en son pouvoir pour l’aider. Pfff.

    Parlons un peu de justice tiens, sujet que malheureusement je maîtrise un peu :

    Savez vous qu’une mère à tous les droits et les pères aucun ? Savez-vous que pour retirer la garde d’une mère, droguée, socialement dépendante, il ne faut rien de moins que la preuve de sa participation active dans un réseau pédophile ou la preuve, là encore avérée d’une violence extrême envers son enfant ? Savez vous qu’il suffit que la mère fasse dire à l’enfant que son père l’aide à se laver pour que la garde du père soit suspendu pendant le temps d’une enquête sociale menée grand train, alors qu’a l’inverse, quand le père demande une enquête sociale on lui répond que ce n’est pas la peine ?

    Y a-t-il des assistantes sociales parmi vous ? Si oui, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi on nous assomme quotidiennement avec les « appels au secours » des enfants et qu’on ne parle jamais de solution pour les parents (parce que oui, tous les parents ne démissionnent pas, par contre, beaucoup d’entre eux commencent à en avoir marre de pas être soutenu)? Ne laissent-on pas trop de place à un enfant qui ne peut gérer toute cette liberté et qui va donc en abuser jusqu'à l’absurde ? Bien sûr que si !

    Sous couvert de réparer les soi disantes erreurs du passé, on donne à tour de bras la parole aux enfants qui n’ont pas forcément grand-chose à dire mais qu’on écoute comme si on oubliait que la caractéristique première d’un enfant, c’est l’imagination, a moins que je me trompe….

    L’enfant roi, c’est la pire chose que je souhaite aux enfants, c’est le meilleur moyen pour qu’il devienne arrogant, irrespectueux, capricieux,et finalement mal aimé et très seul.

    Ah vi, est-ce que quelqu’un se rappelle de cette ancienne notion, complètement désuète, absurde et oubliée maintenant, que moi pourtant j’aime beaucoup ?

    Je suis sûr que ça vous dit quelque chose, ça s’appelle le respect.

     

    En guise de conclusion sur le chapitre les enfants et les adultes,

     

    Un petit texte que j’aime assez :

     

    SI MON ENFANT ME PARLAIT

    Ne me gâte pas. Je sais très bien que je ne peux obtenir tout ce que je veux…J’essaie seulement.

    N’aie pas peur d’être ferme avec moi. J’aime mieux ça, je me sens plus en sécurité.

    Ne me laisse pas former de mauvaises habitudes. Je dois compter sur toi pour les détecter pendant que je suis jeune.

    Ne me fais pas sentir plus petit que je ne le suis ; cela me fait agir stupidement pour montrer que je suis grand.

    Ne me corrige pas en public, si tu le peux. Je comprends beaucoup mieux quand tu me parles doucement et dans l’intimité.

    Ne me protège pas trop des conséquences. Je dois apprendre de la façon la plus dure.

    Ne me dis pas que mes erreurs sont des péchés, cela fausse mon sens des valeurs.
    Ne sois pas fâché quand je te dis que je te haïs. Ce n’est pas toi que je haïs, mais ton pouvoir de me commander.           
    Ne répète pas toujours la même chose ; si tu agis ainsi, je devrai me protéger en faisant la sourde oreille.           
    Ne fais pas de promesses que tu ne peux pas tenir ; je suis très déçu quand les promesses sont brisées.                                                                                                        
    N’oublie pas que j’aime faire des expériences ; je ne peux vivre sans elles.        
    N’oublie pas que je ne peux pas m’exprimer aussi bien que je ne le voudrais. C’est pourquoi je ne suis pas toujours très précis ; sois patient.        
    Ne discute pas trop de mon honnêteté. Si tu me fais peur, je raconterai des mensonges.
    Ne sois pas de ceux qui changent toujours d’idées. Je deviens confus et je perds confiance en toi.         
    Ne me repousse pas quand je te questionne. Si tu fais cela, je devrai trouver des réponses ailleurs.         
    Ne te préoccupe pas trop de mes petits malaises ; ils m’apportent souvent l’attention dont j’ai besoin. N’oublie pas que je grandis rapidement ; c’est difficile de me suivre, mais essaie.   

     

    Voilà voilà....haaaa, ca va mieux!!!

     

     

    le début...

    Bon, ok, je débute dans les blogs....
     
    Pas facile .Quoi dire, quoi mettre et...pourquoi faire?
     
    Evidemment la réponse la plus simple serait...ben pour partager! pffff t'es con lui!
    Ben partager, je veux bien, mais quoi, avec qui?... t'as qu'a répondre gros malin si tu sais tout!
    .......
    Tu dis plus rien là!!
     
    Ben en fait, je sais même pas pourquoi j'ai fais un espace perso...mais bon c'est fait, alors autant continuer, je vais bien trouver l'inspiration à un moment donné.
     
    Un espace de libre expression de nos jours....ca devient rare...
     
    Du coup, je retourne à mon roman....p têt que d'ici un an ou deux, on le trouvbera à la fnac....ou cultura...(quitte à faire de la pub....)
     
    Allez zou, je reviens bientôt.
     
    Bonne journée hein !!
     
     
     
    March 04

    hummm question

    Euuuuh....
     
    Dire qu'on est écrivain et faire des fautes d'orthographe, c'est toléré ??
     
    Bon, ben sinon, je m'en fout, je continue à faire des fautes, tant pis si je suis plus écrivain!
     
    NA!
     

    écrivain or not écrivain....

    Bon ben voilà, je fais comme beaucoup, j'écris un roman. Mouarf, ca parait exceptionnel comme ça, mais c'est en fait d'un banal.
    Je me dis que doit y avoir partout des écrivains frustrés de voir leurs oeuvres resté dans un placard, sur une étagère voir brûlé sur l'autel du découragement.
    Un écrivain c'est quoi? c'est celui, ou celle qui vit de ses écrits ou celle ou celui qui aime juste écrire...
    Statut quand tu nous tient!
    Bon ben moi par exemple, j'adore écrire mais je ne me suis jamais fait éditer (sauf par moi-même, mais faut avoir les moyens et une sérieuse dose d'inconscience).
    Puis-je dire de moi que je suis écrivain?
    Remarquez, je peux toujours le dire mais fatalement je m'expose à:
    -tu es écrivain? t'as écrit quoi? on le trouve à la fnac? non????.....
    pfffff, bon ben en fait, je suis pas écrivain...ben nan, je suis même pôooo à la fnac pffff. (hummmm deux soupirs sur la même ligne...)
    En fait, je fais comme tout le monde alors, je continue à écrire parceque j'adore ça pis...ben, comme beaucoup, je rêve que ça marche un jour.
    Je me dis que tous ces mots couchés sur le papier, des fois à grand coup de lattes d'ailleurs, ne se  seront pas laissé faire pour rien!
    va savoir.
    Le truc c'est que les écrivains et les éditeurs ont pas du tout les même contraintes. A se demander comment certains arrivent à travailler ensemble.
    Y'a un truc qui me chiffonne....j'ai entendu qu'il y avait en france moins de 90 écrivains qui vivaient de leur plume (enfin de leur clavier pour la plupart). A mon sens y'a plus de 90 éditeurs, rien qu'en france...ca fait pas un peu trop d'éditeurs? Moi, je suis assez partisan de la loi qui dit que c'est le nombre qui fait la loi, et inversement* (bon ok, c'est une loi à moi ça...).
    *va falloir que je développe ça un jour!
     
    Enfin bon, le monde de l'édition est un vaste royaume dans lequel sont invité les nobles (ou ceux qui passent à la télé même s'ils sont complètemlent cons...), et de temps en temps des courtisans, triés sur le volet. Le tout, c'est d'arriver à trouver ce fameux volet...
     
    Le truc c'est de se dire que pour trouver le volet, faut pas forcément être écrivain. Dès fois, être une grande blonde à forte poitrine sans cerveau, ça suffit (meuh non, je vise personne...). Et je tient à préciser que je n'ai aucun a priori sur les blonde à forte poitrine équipée cerveau!
    Enfin bref, l'écriture, c'est comme la chanson, le talent ne suffit pas.
    Perso, je m'en fous, j'ai pas de talent....enfin ptêt un peu.....ca dépends d'où on se place par rapport à l'idée qu'on s'en fait...
    En tout cas, j'aime beaucoup ce que je fait, et ma chérie d'amour aussi !! Si c'était une éditrice ma chérie d'amour, je pourrais p'têt être écrivain.
    En attendant, je suis l'écrivain de son coeur, c'est déjà énoooorme!
     
    Bon allez...c'est pas tout ça mais le café ca être froid!
     
    bonne journéeeeee!
    February 26

    statistiques

    Alors il paraitrait que les Blog sont essentiellement déclinés au féminin....
     
    Je vais tenter de faire baisser cette statistique...c'est ptêt ça le problème chez les gars en fait...on commmence mais on fini pas.
    Incapable de tenir la distance?
    Je parle toujours de Blog là!!
     
    La différence entre les statistiques et les sondages c'est quoi en fait, juste une histoire de nombre ou la différence entre être consulté ou non?
    peu importe...on devrait dire une blog au lieu d'un blog tellement y'a peu de gars qui en entretienne un...
    Je m'en viens grossir les rangs de ceux là, ou peut-être venir conforter les statistiques.
    faut voir...
     
    rendez vous plus tard.
     
     

    les loups

     

    N'ayant pas trouvé d'éditeur pour une petite nouvelle de 40 pages, je passe à un format plus conséquent.

    Allez zou, nous voici à la page 220 à ce jour.
    Les écrits n'étant pas fait pour rester muets (ce qui n'est pas facile vous en conviendrez!), je vous livre les premiers extraits de cette nouvelle plus très fraiche (deux ans déjà...), malgré les températures négatives que l'on retrouvera tout au long du périple. de paul, sylvie christian et grégoire.
    Ah oui, au fait...le titre....vous allez voir que celui là, je l'ai cherché un moment mais que ça valait le coup!
    Allons y...
    titre : Les Loups !
    gonflé non?!!?
    En voici les premiers instants,
    Couvrez vous, il va faire vite froid!

     

     

     

     

     

     

    Les traces laissées par le traîneau attelé à la motoneige s'effaçaient presque immédiatement tellement la neige tombait fort.

    Paul était concentré sur le chemin qui s'ouvrait à la lumière des phares. Il retournait pour la dernière fois au chalet afin d'y ramener les affaires qui y restaient. Il se doutait que c’était a peine raisonnable, Il avait encore une bonne demi heure de trajet. Il n'était que 18 heures mais la nuit était déjà dense. En ralentissant pour prendre la courbe qui menait à l'entrée de la pourvoirie* de Mastakane devant laquelle il fallait mieux passer à cette heure-ci (plutôt que par le raccourci que lui avait montré Sylvie, raccourci qu’elle ratait d’ailleurs trois fois sur quatre) il eut le temps d'apercevoir des traces laissées certainement par une meute de loups. Ils étaient proches, ils rodaient. Son cœur se mit  à battre plus fort.

     Et s'ils étaient au chalet ? Et s'ils attendaient là-bas ?

    Christian avait laissé beaucoup de piéges alentour, au point qu'il avait fallu faire très attention où l'on marchait au premier voyage.

    Mais cela suffirait il?

    Paul se concentra sur sa conduite. Il allait vite et la moindre faute d’inattention pouvait tourner au drame.

    Malgré sa combinaison il sentait que le froid arrivait vite. Quand il avait laissé ses compagnons à presque quarante kilomètres de là, il faisait déjà moins dix degrés.

    Paul calcula dans sa tête. Il venait de passer la borne 127 de la grande trail**. Il lui restait cinq kilomètres. Il faudrait ensuite bifurquer à gauche, puis suivre la sente pendant encore sept kilomètres, pour enfin s'enfoncer dans les sapins. Les trois derniers étaient à faire pratiquement au pas, tellement le passage était étroit. Pendant la dernière partie du tronçon  il était vulnérable, plus encore lorsqu’il descendrait de la motoneige, une fois arrivé a destination. Paul se remit à penser aux loups. Jamais ils ne s'étaient autant approchés des humains depuis dix jours qu'ils étaient là. Même s'ils les avaient beaucoup entendus, ni Paul ni ses compagnons ne les avaient vus. Cependant depuis deux jours les hurlements venaient de toutes les directions. Quelques ombres erraient maintenant presque toutes les nuits. C’est ce qui avait décidés les quatre compagnons à écourter leur séjour. Et Paul qui s'était proposé pour revenir chercher les derniers bagages ! La dernière valise de Sylvie, les duvets, le poste émetteur qui les reliait au monde extérieur et enfin la glacière dans laquelle il restait de la viande d’Orignal fumée, deux ou trois bières et la fin d'un gâteau au chocolat et noix de coco.   

    Il venait de passer une borne kilométrique, il n’avait pas pu voir le numéro, pourtant marqué en rouge. Il ne reconnaissait plus le paysage, il avait été trop loin. Paul freina de toutes ses forces pour faire demi tour. Dans la lumière du projecteur de la motoneige, il aperçut deux points brillants. Il ne s'attarda pas. Il avait un seul kilomètre pour trouver une réponse à cette question : je tourne pour aller au chalet, ou je vais tout droit ? S'il ne bifurquait pas, dans à peine une heure il serait avec ses compagnons. Il pourrait monter dans le 4x4 pour retourner à Saint-Michel passer la nuit dans une chambre d'hôtel, avec un grand lit moelleux et une baignoire accueillante. Paul finissait à peine de s'imaginer en train de se détendre de l’eau bien chaude qu'il se rendit compte qu'il avait déjà emprunté la petite sente qui menait au chalet.

     

     

    *territoire réservé et contrôlé pour la pêche, la chasse et les randonnées en motoneige.

    **route fréquentée par les motoneiges l’hiver et les quad l’été. Une signalisation spéciale y est implantée.

    La neige tombait un peu moins fort. La visière de son casque était légèrement embuée mais il était hors de question de laisser ne serait-ce qu'un filet d'air pénétrer a l’intérieur.

    La semaine précédente, juste avant d'acheter une visière "spéciale grand froid" il s'y était risqué. Il avait eu les cils gelés. Pendant tout le trajet entre le chalet et le réservoir il lui avait été impossible de cligner les yeux. De plus il avait attrapé deux engelures aux pommettes qui lui valaient encore aujourd'hui deux petites marques sur le visage. Alors, depuis, il roulait visière fermée, même si parfois, à cause de la buée, il ne pouvait pas distinguer tout le paysage. Il connaissait suffisamment le trajet maintenant pour avoir des repères sûrs.

    Un sapin penché, une roche d'une forme particulière, une petite clairière, une borne kilométrique, tout était prétexte à se repérer, ce qui d’ailleurs relevait presque de la magie pour Sylvie qui se serait presque perdue dans sa propre maison.

    D'un coup, il regretta de ne pas être venu avec Christian qui aurait pu l'aider au cas où… Il était trop tard pour regretter. De toutes façons, il n’y avait qu’une seule motoneige. Christian avait d’ailleurs insisté pour faire le dernier voyage mais Paul avait été très persuasif.

    Le trajet lui parut loin jusqu'à l'entrée des sapins. D’habitude pourtant Paul prenait ce chemin plus lentement, mais là, cela lui paraissait vraiment interminable. Il se rappelait la grande descente et tout en bas un creux qui devait être le lit d’une petite rivière en été. Encore ce grand virage puis le passage à travers les buissons. Un peu plus loin, la vieille cabane délabrée, sur le côté gauche du chemin, annonçait le dernier kilomètre avant que la piste ne s’engouffre dans les sapins. La première fois qu’il était venu au lac, il se demandait bien où allait Christian qui le précédait. Pour celui qui ne connaissait pas, impossible de deviner qu’il y avait quelque part dans ce bois dense, un grand chalet accueillant. On aurait pu passer des centaines de fois devant sans s’en apercevoir. Seules les traces de la motoneige trahissaient l’entrée, la neige se chargeait d’ailleurs de les effacer régulièrement. 

    Cette fois ci, ce ne fut pas deux points brillants, mais un lapin tout blanc qu'il éclaira de son phare. C'était presque rassurant. Il pénétra sur le sentier à travers les sapins, la gorge serrée.

    Bien que concentré sur le dosage de la gâchette des gaz, Paul se souvint qu'il n'avait pas laissé de bougie allumée en partant. Il avait bien fait de ne pas passer par le lac gelé. Sans lumière dans le chalet il était impossible de le retrouver si on passait par ce coté là, qui avait pourtant l’avantage d’être plus court et moins tortueux. C'était prendre le risque de tourner pendant des heures. De plus il avait vu que par endroit la glace était très fine ce qui pouvait s'avérer dangereux.

    Il s'enfonça encore un peu plus parmi les sapins.

    A chaque virage, derrière chaque arbre, après chaque côte, il s'attendait à voir un loup. Paul savait qu'un loup tout seul fuirait sûrement (du moins, c'est ce qu'ils sont censés faire). Mais s'il y en avait plus ? Pour la première  fois de son séjour Paul aurait voulu être ailleurs. En même temps, il ressentait tellement de sensations nouvelles, de la peur, de l'excitation, de l'émerveillement, de la peur de nouveau…mais pourquoi était-il si loin ce chalet ? Une masse sombre uniquement éclairée par la lune presque voilée apparue enfin au détour de ce qui apparaissait maintenant comme le dernier virage. Le chalet enfin ! Il monta la moto sur le monticule qui donnait accès aux marches de la terrasse, et la mit en position pour repartir. Pour le retour, il couperait par le lac en passant par le ponton.

    Une question des plus stratégique s’imposa d’un seul coup: "je l'éteins le moteur ou bien ?" Finalement après l’avoir coupé, il entra et referma rapidement la porte. Malgré la bûche qui finissait de se consumer dans le poêle en fonte, il faisait déjà très froid à l'intérieur. Un petit coup d'œil sur le thermomètre le lui confirma : Il faisait 4°C. A l'aide de sa lampe torche il chercha les allumettes pour allumer les deux bougies qui étaient restées sur le plan de travail.

    Ils avaient consommé beaucoup de bois pendant ces dix jours. Du bois fendu à la force des bras, exercice quotidien qui rythmait depuis le début, les matinées au chalet. En plus du bois, il avait fallu compter sur le chauffage d'appoint alimenté, lui, au kérosène. Presque vingt litres avaient été utilisés. Tout ça pour maintenir une température d'à peine 19°C qui pouvait redescendre à deux ou trois degrés dans la nuit si personne ne se réveillait pour alimenter le poêle.  

    La valise de Sylvie était encore au pied du lit dans la chambre du bas. Il la ramena près de la porte. En jetant un coup d'œil par la baie vitrée de la salle à manger il aperçut un animal qui approchait. Bien qu'il n'en ait vu qu'en photo, Paul était sûr qu'il s'agissait d'un lynx, un animal solitaire par nature. Après quelques longues secondes d’hésitation, il sortit sur la terrasse et comme pour combattre sa peur il poussa un grand cri. La pauvre bête, surprise et affolée, détala sans demander son reste. Paul regarda alentour et avant de refermer la porte promptement, il jeta à une assemblée potentielle un : " C'est compris les loups ?! "

    Il tremblait; le froid ou la peur; les deux peut-être. Il tenta de se calmer et ramena près de la sortie le plus rapidement qu'il put la glacière ainsi que le carton contenant le poste émetteur. Sur la petite table du salon il aperçut la pochette du CD de Luce Dufaut que Sylvie avait oubliée. Il la ramassa et la rangea tel quel dans le carton. Le CD devait être resté dans le lecteur portable, qui lui, avait bien usé une douzaine de piles. Il plia comme il pu les quatre duvets qui restaient sur le lit dans le grand container en plastique, et le referma. Par habitude et par peur d'oublier quelque chose il refit le tour de toutes les pièces. Enfin, il monta dans la mezzanine. Rien à signaler si ce n’est un paquet de piles usagées qui avaient servi pour l’appareil photo numérique de Sylvie (photos qu’elle avait d’ailleurs effacées en voulant les regarder!)

    Il fallait maintenant tout transférer dans le traîneau. Paul essaya de visualiser la façon la plus sûre et surtout la plus rapide de fixer les derniers bagages qui restaient. La valise et le container iraient dans le traîneau, attachés tant bien que mal en passant un tendeur araignée dans toutes les poignées disponibles. Le carton du poste émetteur devrait tenir sur le porte bagage coincé derrière le bidon d'essence. La glacière… où irait-elle?.... en plus elle ferme mal !

    Paul se décida pour la place du passager. Deux tendeurs passés de part et d'autre devraient faire l'affaire. Bonne nouvelle, la neige ne tombait plus. Mauvaise nouvelle, un gros nuage venait de masquer la lune. Le peu de luminosité restant venait de disparaître. Cela compliquerait la tâche pour se repérer sur le lac. Qu'importe, il fallait rentrer maintenant, enfin sortir plutôt. Paul devait faire au moins trois navettes, rester accroupi dehors, se concentrer en même temps sur la solidité des attaches de chaque objet, et surveiller alentour l'éventuelle arrivée d'animaux.

    Surtout le lac.

    C'est par là qu'ils étaient venus ce matin, une bonne dizaine de loups qui s'étaient approchés presque jusqu'au ponton.

    Premier voyage: la valise de Sylvie et le container des duvets. Sans réfléchir d'avantage, Paul ouvrit la porte, prit la valise d'une main le container de l'autre, dévala les marches, se jeta à genoux dans la neige, mit les deux paquets sans ménagement  dans le traîneau et s'activa à les attacher du mieux qu'il pu. Il trouva satisfaisant son système de fixation et encore plus satisfaisant le peu de temps qu'il avait mis à le mettre en place.

    Quand il rentra pour prendre le carton de l'émetteur il eut la plus grosse peur de sa vie. Il avait eu beau regarder le plus souvent possible vers le lac ainsi que dans la direction du petit chemin par lequel il était arrivé, a droite du chalet, il n'avait pas eu la présence d'esprit de jeter un œil complètement derrière lui précisément là où se trouvait la porte d'entrée restée ouverte.

    Le loup était très haut sur pattes et assez maigre, il avait la tête plongée dans la glacière. La situation résolvait d'un coup le problème de cette dernière. Elle resterait ici ! Paul était en train de se demander, étant donné que le loup ne semblait pas gêné par sa présence, s’il prenait le risque de prendre l'émetteur. Il n'eut pas le loisir de pousser plus avant sa réflexion…

     

     

    Quel suspens hein!!

     

    On s'arrête là pour aujourd'hui...

     

    pour la suite....ben...on va attendre un peu, pas tout le même jour quand même!!

     

    Mais rassurez vous, ca fini bien!!

     

    Allez zou, bonne journée tout le monde